La fréquence des tumeurs ovariennes virilisantes est faible puisqu’elles concernent moins de 10 % de l’ensemble des tumeurs ovariennes.

II s’agit de tumeurs bénignes à 80 % (à la différence des tumeurs surrénaliennes), qui sécrètent surtout de la testostérone.

Ces tumeurs peuvent survenir à tout âge ; elles sont d’un volume très variable. 

1. Caractéristiques :

Hirsutisme récent, évolutif,

aménorrhée secondaire,

– signes de virilisation (d’installation rapide associés à une déféminisation),

– la testostérone est particulièrement élevée (> 1,5 ng/ml), la D4-androstènedione est proportionnellement moins augmentée, témoin d’une sécrétion de testostérone directement par l’ovaire. 

2. Explorations :

L’échographie pelvienne par voie abdominale et le scanner abdominal sont des examens peu performants puisqu’ils laissent échapper des tumeurs de moins de 2 cm. En revanche, l’échographie endovaginale et l’IRM sont plus sensibles, permettant la détection de tumeurs plus petites.

Il est plus fréquent que la cœlioscopie, voire l’ovariotomie soient nécessaires à leur visualisation. 

Dans certains cas, seul un cathétérisme rétrograde des veines ovariennes permet de faire le diagnostic. 

3. Il existe plusieurs types de tumeurs :

– L’arrhénoblastome est la plus fréquente de ces tumeurs, touchant volontiers la femme jeune.

Elle se développe aux dépens du rete ovarii et se compose de cellules de Sertoli et de Leydig reproduisant tout à fait, dans les formes bien différenciées, l’aspect du testicule.

C’est une tumeur de taille variable souvent kystique, avec des plages de nécrose (elle est maligne dans 25 % des cas).

– Les tumeurs dérivées des cellules du hile ovarien (cellules de Berger) sont rares, de petite taille et surviennent chez la femme plus âgée, après 40 ans.

– Les tumeurs de la granulosa n’entraînent qu’exceptionnellement un syndrome de virilisation car elles sécrètent habituellement des estrogènes ; les cellules de ces tumeurs pourraient perdre leur pouvoir d’aromatisation.

Leur seul traitement est l’ovariectomie, unilatérale chaque fois que c’est possible.

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