1. Définition :

– L’hydramnios correspond à une augmentation très importante de la quantité de liquide amniotique. Le fœtus paraît perdu dans la cavité amniotique et ses membres ne sont plus en contact avec la paroi utérine antérieure.

Il apparaît surtout au début du 3ème trimestre et plus précocement en cas de grossesse gémellaire mono-amniotique.

– Le simple excès de liquide, d’appréciation plus subjective, se traduit par la présence, hors de la région des membres, de très nombreuses citernes, mais le fœtus reste en contact avec la paroi antérieure de l’utérus.

2. Sémiologie :

L’échographie :

– confirme le diagnostic d’hydramnios par la disproportion entre la grande taille de la cavité amniotique et le volume fœtal,

– recherchera les malformations fœtales (tube neural, estomac, reins, vessie, cœur).

L’évaluation objective de la quantité de LA peut se faire par la mesure de la plus grande citerne verticale (> 10 cm) ou par la somme des hauteurs des citernes dans les quatre cadrans de l’utérus (> 25 cm).

Nb : cette méthode mesurant l’index amniotique est la plus utilisée dans la littérature (Amniotic Fluid Index– AFI). Une citerne est un espace liquidien, libre de toute structure fœtale ou cordonale, que l’on mesurera verticalement.

3. Conséquences :

– Il existe un risque mécanique de rupture de la poche des eaux et d’accouchement prématuré avec menace de procidence du cordon et anomalie de la présentation fœtale.

– Tout hydramnios doit faire rechercher à tout prix une malformation fœtale, bien qu’il puisse exister avec fœtus normal. Certaines malformations peuvent ainsi être suspectées, sans être réellement objectivées comme l’atrésie de l’œsophage et des troubles de la déglutition. 

4. Etiologies :

– Comme pratiquement toutes les anomalies fœtales peuvent donner un hydramnios, l’étude morphologique doit être soignée. On recherche cependant de parti pris une atrésie de l’œsophage, une sténose digestive, une lésion neurologique, une compression du cou ou du thorax (goitre, hernie diaphragmatique…).

– Le simple excès de liquide existe assez souvent et transitoirement vers 20-22 SA. Il favorise par contre l’analyse morphologique fœtale.

Les excès de liquide sont fréquents chez les femmes africaines, chez les diabétiques et chez les fœtus macrosomes, la quantité de liquide amniotique est souvent proportionnelle au poids du fœtus.

Enfin les anomalies du liquide sont fréquentes et souvent asymétriques dans les grossesses gémellaires surtout monochoriales.

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