1. Définition :

Terme issu du grec asthénês : faible, et sperma : semence.

Insuffisance de mobilité des spermatozoïdes due à une altération ; ceux-ci apparaissent déformés et présentent une mobilité et une vitalité inférieures à la normale.

On parle d’asthénospermie quand il y a moins de 50 % de spermatozoïdes mobiles une heure après l’éjaculation (a + b).

2. Etiologies :

infection (traitement antibiotique prolongé),

immunologique : présence d’anticorps antispermatozoïdes (anticorps fabriqués par le malade contre ses propres tissus),

varicocèle : dilatation des veines des testicules. Les testicules sont drainés par les veines spermatiques. Parfois, une dilatation de celles-ci peut s’installer de façon permanente. La varicocèle se retrouve généralement localisée au testicule gauche. Cette dilatation veineuse provoque un ralentissement de la circulation sanguine de retour. Ce sont les veines spermatiques situées à l’intérieur des bourses contenant les testicules qui sont pathologiques.

. Souvent asymptomatique, la varicocèle n’entraîne pas de gêne, à part peut-être une lourdeur testiculaire pouvant être atténuée par le port d’un suspensoir. Par contre, il peut survenir une pathologie plus gênante, la diminution de mobilité et de la durée de vie des spermatozoïdes, pouvant provoquer une infécondité.

. A la palpation, le testicule apparaît mou, et quand le patient tousse, les veines semblent augmenter de volume.

3. Symptômes :

Stérilité masculine.

4. Labo :

– Recherche d’anticorps antispermatozoïdes dans le sperme et le sérum,

– Recherche d’un diabète,

– Recherche d’hypothyroïdie.

5. Examens complémentaires :

Le doppler veineux permet de mettre en évidence le varicocèle.

L’asthénospermie doit être différenciée de l’oligospermie qui correspond à une faible quantité de spermatozoïdes dans le sperme (inférieure à 20 millions de spermatozoïdes par ml). Elle doit également être différenciée de l’azoospermie et de l’oligospermie, qui est parfois décelée trop tardivement (à l’origine de stérilité).

Le sperme a la consistance d’un liquide visqueux, de coloration blanchâtre. Il est émis par l’homme pendant l’accouplement. Il est constitué de spermatozoïdes et d’une substance nutritive sécrétée par les vésicules séminales, la prostate et les glandes de Cowper.

Quand il s’agit d’une oligoasthénospermie, l’examen pronostic-clé pour définir l’attitude thérapeutique est le test de migration-survie ou gradient de Percoll : il permet de rechercher le nombre et la mobilité des spermatozoïdes mobiles.

6. Traitement :

Le traitement peut varier considérablement selon la cause sous-jacente de l’infertilité.

En plus du traitement d’une éventuelle pathologie existante, la prise en charge peut inclure des médicaments, des suppléments, des changements de style de vie, des procédures chirurgicales ou une combinaison de ceux-ci.

Voici un aperçu des options de traitement communément envisagées :

1) Médicaments :

Les médicaments peuvent être utilisés pour améliorer la qualité du sperme, augmenter la production de spermatozoïdes ou traiter des problèmes hormonaux. Par exemple un traitement hormonal (hCG ou la FSH) ou les anti-œstrogènes (clomifène).

2) Suppléments :

Certains suppléments peuvent aider à améliorer la qualité du sperme ou la fertilité masculine en général.

Ces suppléments peuvent inclure :

– Zinc : essentiel pour la santé du sperme et la fertilité.

– Sélénium : joue un rôle dans la production de sperme.

– Acide folique : peut améliorer la qualité du sperme.

– Antioxydants : vitamine C, vitamine E, et d’autres antioxydants peuvent réduire le stress oxydatif sur les spermatozoïdes.

3) Changements de style de vie :

Des changements de style de vie peuvent également être recommandés pour améliorer la fertilité, tels que :

– Arrêter de fumer : le tabagisme peut réduire la qualité et la quantité de spermatozoïdes.

– Réduire la consommation d’alcool : l’alcool peut affecter la production de spermatozoïdes.

– Maintenir un poids sain : l’obésité peut affecter les hormones et la qualité du sperme.

– Éviter la chaleur excessive : la surchauffe des testicules peut diminuer la production des spermatozoïdes.

4) Procédures chirurgicales :

Parfois des interventions chirurgicales peuvent être nécessaires pour traiter des pathologies affectant la fertilité (varicocèle).

5) Assistance à la procréation :

Dans les cas où les traitements traditionnels ne sont pas efficaces, des techniques de PMA telles que l’insémination artificielle (IA) ou la fécondation in vitro (FIV) peuvent être envisagées.

Il est important de noter que chaque cas d’infertilité masculine est unique, et l’approche de la prise en charge doit être personnalisée.  

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