L’HSG est d’un intérêt primordial et souvent la première investigation chez une patiente suspecte de tuberculose.

On la réalise en l’absence de signes infectieux avec une asepsie rigoureuse et sous couverture antibiotique.

Il existe une seule contre-indication majeure à cet examen : l’infection génitale aiguë ou subaiguë.

 

Résultats :

1. Calcifications pelviennes :

Ils représentent un argument en faveur de la tuberculose.

Elles correspondent le plus souvent à des ganglions tuberculeux pelviens ou à la guérison des granulations péritonéales.

2. Images utérines :

La cavité utérine peut être strictement normale, et dans 20 % des cas, elle montre des images pathologiques (mais non évocatrices), à type d’irrégularité muqueuse, de petites lacunes d’aspect polypoïde, de diverticules ou de fistules.

Cependant, deux aspects sont caractéristiques de l’origine tuberculeuse :

– les synéchies : réalisant une image d’amputation (images en doigt de gant, lacunes corporéales irrégulières),

– les passages vasculaires : dessinant dès l’injection du produit opaque des images réticulées avec aspect en “flammèche” pouvant intéresser les bords et le fond utérin.

L’image de passage vasculaire est un signe de grande valeur en faveur d‘une endométrite tuberculeuse évolutive qu’il faut rapidement traiter.

3. Images tubaires :

Aspects évocateurs dans 40 % des cas :

– Au niveau du 1/3 interne : les anomalies de calibre sont caractéristiques : modifications irrégulières donnant l’aspect de trompes rigides en “tuyau de pipe”, “en fil de fer” ou un aspect ondulé.

– Au niveau du 1/3 externe : l’amputation par oblitération à la jonction isthmo-ampullaire donne l’image en “canne de golf” (trompe raccourcie terminée par un renflement ectasique).

On peut aussi rencontrer des images irrégulières de l’ampoule (surtout sur les clichés tardifs) en “croix de Malte”, en “rosette” ou en “trèfle” qui sont dues à la symphyse des franges du pavillon.

– Quand l’atteinte est totale : la trompe rigide prend un aspect moniliforme en chapelet (constitué par l’alternance de rétrécissements et de portions dilatées), avec des micro-abcès intra-muraux qui donnent des images pseudo-diverticulaires en “nid d’abeilles” ou en “boules de gui” siégeant surtout sur la portion isthmique.

La trompe peut être totalement rigide et ne présente pas de modifications de forme sur les différents clichés.

– Enfin, l’aspect de caséosalpinx donne une image de trompe boursouflée, ballonnée en “saucisse”, le liquide de contraste se mélangeant mal et irrégulièrement au caséum.

– Cependant, très souvent l’HSG donne des images non spécifiques : obturation souvent bilatérale des trompes ou hydrosalpinx banal.

  • Tuberculose génitale
  • Tuberculose génitale : cœlioscopie

Laisser un commentaire