1. Dystocie par relèvement des bras :

C’est très souvent une dystocie artificiellement créée par une faute technique.

– Tout essai de progression artificielle en dehors des contractions utérines est susceptible d’entraîner un relèvement des bras ; ainsi les efforts expulsifs entrepris trop tôt, alors que la dilatation du col est à peine complète, en dehors d’une contraction utérine, l’expression abdominale intempestive, toute traction sur la partie inférieure du corps de l’enfant, sont bien souvent à l’origine de cette dystocie.

– Toutefois il peut survenir au cours d’une expulsion tout à fait spontanée ⇒ redouter qu’il ne traduise une DFP passée inaperçue.

– Il peut encore se produire lors d’un accouchement trop rapide pour que le canal utéro-vaginal ait eu le temps nécessaire de s’amplier à la mesure de la masse fœtale.

2. Dystocies de la tête dernière :

Les plus graves, car elles grèvent lourdement le pronostic fœtal.

Elles sont responsables de la quasi-totalité des morts fœtales au cours de l’accouchement, et sont aussi à l’origine de séquelles neurologiques.

1) Tête retenue au-dessus du DS et ne s’engage pas quand les épaules se dégagent :

– Angustie pelvienne (rétrécissement) ou gros enfant (DFP méconnue).

– Déflection de la tête, dont le diamètre d’engagement est trop grand pour permettre le franchissement.

Elle peut être primitive, mais est le plus souvent secondaire (traction sur le siège de l’enfant).

Il se peut aussi que la rotation du dos, mal surveillée au cours de l’expulsion, au lieu de se faire vers l’avant, s’effectue vers l’arrière ⇒ accrochage du montant au bord supérieur de l’arc antérieur pubien ⇒ déflexion.

2) Tête retenue au niveau de l’excavation :

La progression est arrêtée après l’engagement de la tête.

– Il est rarement dû à un obstacle osseux : rétrécissement méconnu du diamètre bisciatique (bassin en entonnoir).

– Le plus souvent, l’obstacle est le fait des parties molles : col insuffisamment dilaté chez une femme qui a commencé trop tôt les efforts expulsifs, accouchement trop rapide (défaut d’expansion du vagin), tonicité anormale des muscles releveurs.

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