1. Femme migraineuse :
– La migraine simple n’est pas une contre-indication aux estroprogestatifs. En cas de céphalées persistantes, d’apparition d’aura ou d’augmentation de la fréquence et de l’intensité des crises, l’arrêt de la pilule doit être conseillé.
– La migraine avec aura ou l’association migraine et tabac contre-indiquent les estroprogestatifs (risque d’AVC). On recourra aux microprogestatifs, à l’implant ou au DIU.
– La migraine cataméniale survient dans une période de 2 jours avant et 3 jours après le début des règles. Elle est liée à la chute brutale du taux d’estrogènes. Elle peut survenir pendant la période d’arrêt de la pilule. Devant une femme qui a des migraines cataméniales sans aura, on peut proposer un estroprogestatif en continu ou un estroprogestatif faiblement dosé en estrogènes. Les migraines cataméniales sont souvent améliorées ou prévenues par l’application d’Œstrogel ® ou Estreva ® (une mesure chaque jour en commençant 48 heures avant l’arrêt de la pilule), ce qui supprime la carence brutale en E2 génératrice de la crise.
2. Patiente psychiatrique :
On utilisera les DIU, l’implant ou les progestatifs injectables.
3. Méningiomes :
L’incidence des méningiomes est deux fois plus élevée chez la femme que chez l’homme (3,5/1).
Il s’agit d’une pathologie rare avec une incidence d’environ 1 cas pour 10.000 femmes-années et une prévalence de 0,3 %.
Des études cliniques ont décrit des effets potentiels des stéroïdes sur le développement ou la récidive des méningiomes.
A ce jour, plusieurs publications font état de croissance de méningiome favorisée par les progestatifs, en particulier l’acétate de mégestrol, l’acétate de chlormadinone, le lévonorgestrel et la médroxyprogestérone.
En cas de méningiome, il faut donc arrêter les estroprogestatifs quelle que soit la voie d’administration ainsi que les progestatifs et trouver d’autres moyens contraceptifs comme le DIU au cuivre et les contraceptions de type barrière.