Les fibromes utérins, également connus sous le nom de léiomyomes ou myomes, sont des tumeurs non cancéreuses qui se développent dans l’utérus chez de nombreuses femmes en âge de procréer.

Il s’agit d’une pathologie fréquente (vers la quarantaine 20 % des femmes en sont porteuses).

Ces masses de tissu musculaire lisse peuvent varier considérablement en taille, allant de petites lésions presque imperceptibles à des fibromes volumineux qui peuvent provoquer des symptômes gênants (tels que des saignements abondants, des douleurs pelviennes et des problèmes de fertilité).

Pour les femmes atteintes de fibromes qui souhaitent utiliser une méthode contraceptive, il est important de comprendre les options disponibles et leur impact potentiel sur les fibromes.

1. Types de fibromes et leur impact sur la contraception :

Les fibromes peuvent se développer à différents endroits dans l’utérus, ce qui peut influencer le choix de la contraception. Voici quelques considérations importantes :

1) Fibromes sous-muqueux :

Ces fibromes se trouvent juste sous la muqueuse utérine et peuvent provoquer des ménorragies.

Les méthodes contraceptives qui réduisent ou suppriment les règles, comme les contraceptifs oraux en continu, peuvent être envisagées pour améliorer la qualité de vie.

Le stérilet est formellement contre-indiqué.

2) Fibromes intramuraux :

Ces fibromes se développent dans la paroi musculaire de l’utérus. Ils peuvent parfois provoquer une distorsion de la cavité utérine, ce qui peut affecter l’efficacité de certains dispositifs intra-utérins (DIU).

3) Fibrome intracavitaire :

Un tel fibrome nécessite d’abord l’exérèse, puis la prise d’une contraception orale basée sur un progestatif seul assez fortement dosé ou sur la pose d’un DIU, de préférence hormonal, qui permet une diminution des saignements.

Le risque d’expulsion doit faire pratiquer régulièrement une échographie pour vérifier que le DIU est toujours bien en place.

4) Fibromes sous-séreux :

Ils se développent à l’extérieur de l’utérus, et ont généralement peu d’impact sur la contraception.

2. Options contraceptives en cas de fibromes :

Les femmes atteintes de fibromes ont plusieurs options contraceptives, parmi elles :

1) Méthodes contraceptives hormonales :

Les méthodes contraceptives hormonales, telles que les pilules contraceptives, les patchs et les anneaux vaginaux, contiennent des hormones qui inhibent l’ovulation et modifient la muqueuse utérine.

Ces méthodes peuvent être utilisées par les femmes atteintes de fibromes, car elles ne sont généralement pas associées à une croissance ou à une aggravation des fibromes.

Cependant, il est important de noter que les hormones contenues dans ces méthodes peuvent entraîner des saignements irréguliers, ce qui peut être préoccupant pour les femmes atteintes de fibromes présentant déjà des saignements abondants.

Les EP ne sont pas recommandés en cas de fibrome volumineux.

Nb : Le fibrome reste pour beaucoup de spécialistes une contre-indication relative aux estroprogestatifs combinés.

* Une alternative pourrait être la contraception par les macroprogestatifs en discontinu (hors AMM).

Ils sont une bonne indication si troubles fonctionnels (ménorragies) ; on note une réduction des symptômes par diminution de l’hyperplasie endométriale souvent associée.

* Enfin, les progestatifs injectables restent une contre-indication en cas de fibrome…

2) Dispositifs intra-utérins (DIU) :

Les DIU hormonaux et non hormonaux sont des options intéressantes de contraception à long terme.

Cependant, leur utilisation peut être influencée par la taille et l’emplacement des fibromes.

Ils sont autorisés en cas de fibrome interstitiel ou sous-séreux sans impact sur la cavité utérine.

Les DIU hormonaux contiennent du lévonorgestrel, une hormone progestative qui a un effet localisé sur l’utérus ; ces dispositifs peuvent être utilisés chez les femmes atteintes de fibromes, car ils ont été associés à une réduction des saignements menstruels abondants.

3) Méthodes non hormonales :

Certaines femmes atteintes de fibromes préfèrent éviter les hormones et optent pour des méthodes non hormonales de contraception.

Les méthodes non hormonales comprennent l’utilisation de préservatifs, de diaphragmes, de spermicides et de méthodes naturelles, telles que les méthodes d’abstinence périodique (calendrier, températures, glaire cervicale).

Ces méthodes peuvent être utilisées sans problème.

Ces méthodes ne sont généralement pas aussi efficaces que les méthodes hormonales.

3. Chirurgie et contraception :

Dans certains cas, les femmes atteintes de fibromes peuvent nécessiter une intervention chirurgicale pour traiter les symptômes graves ou pour préserver la fertilité.

Si une chirurgie est envisagée, il est important de discuter des options contraceptives appropriées avant et après l’intervention.

Ces femmes doivent être conseillées d’utiliser une contraception temporaire pour éviter une grossesse pendant la période de récupération postopératoire.

4. Conclusion :

Pour les femmes atteintes de fibromes utérins qui souhaitent utiliser une méthode contraceptive, il existe plusieurs options à considérer.

Les méthodes contraceptives hormonales, les DIU hormonaux et non hormonaux, ainsi que les méthodes non hormonales, peuvent toutes être envisagées en fonction des préférences individuelles et des besoins de chaque femme.

Une approche personnalisée permettra de choisir la meilleure méthode contraceptive tout en prenant en compte les fibromes utérins.

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