LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS EN FRANCE

Question N°1 :

Nombre de nouveaux cas/an en France.

Question N°2 :

Nombre de décès/an en France par cancer du col.

Question N°3 :

Facteurs de risque du cancer du col utérin en France.

Question N°4 :

Prévention du cancer du col utérin en France par la vaccination :

– Les différents types de vaccin 

– Public concerné

– Schéma vaccinal

Question N°5 :

Modalités en France du dépistage individuel du cancer du col de l’utérus par frottis cervico-vaginal chez les femmes vaccinées et non vaccinées :

– Âge

– Fréquence

– Techniques de support

– Quels sont les éléments qui vous permettent de juger qu’un FCV est satisfaisant pour l’interprétation ?


CANCER DU SEIN

Question N°1 :

Modalités pratiques du dépistage organisé du cancer du sein en France.


 

PRÉDISPOSITIONS GÉNÉTIQUES AU CANCER DU SEIN

Question N°1 :

Quels sont les deux gènes les plus fréquemment retrouvés ?

Question N°2 :

A quels autres cancers peuvent-ils être associés ?

Question N°3 :

Quelle(s) chirurgie(s) prophylactique(s) peut être proposée(s) avec leurs modalités ?

Question N°4 :

Quelle surveillance mammaire faut-il proposer à une patiente mutée ?

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CANCER DU SEIN

Le dépistage organisé du cancer du sein en France repose sur un programme national visant à réduire la mortalité associée à ce cancer, qui reste le plus fréquent et la première cause de décès par cancer chez les femmes dans le pays.

1. Population cible :

– Les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à participer au dépistage tous les deux ans.

Cette tranche d’âge correspond au risque le plus élevé de développer un cancer du sein.

– Ce programme ne concerne pas les femmes présentant des facteurs de risque élevés (antécédents personnels ou familiaux, mutations génétiques…), pour lesquelles des modalités spécifiques sont prévues.

Ce programme a été généralisé à l’ensemble du territoire français en 2004.

Nb : Pour les femmes de moins de 50 ans (et à partir de 25 ans) : un examen clinique des seins est recommandé au moins une fois par an, réalisable par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.

2. Modalités du dépistage :

1) Invitation au dépistage :

Les femmes éligibles reçoivent une invitation par courrier tous les deux ans par l’assurance maladie pour réaliser ce dépistage.

Cette invitation est accompagnée d’une liste de radiologues agréés parmi lesquels la femme peut choisir librement.

2) Examens réalisés :

– Examen clinique des seins : par le radiologue (inspection et palpation).

– Mammographie bilatérale (analogique ou numérique) ; elle peut être complétée par une échographie si nécessaire (dans environ 15 % des cas, notamment lorsque les seins sont denses).

– Double lecture : une deuxième lecture systématique des mammographies jugées normales est assurée par un second radiologue expérimenté. Cette relecture augmente la fiabilité du diagnostic.

3) Prise en charge :

La mammographie est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais pour la patiente, à condition de présenter le courrier d’invitation.

Les femmes doivent se munir de leur invitation, de leur carte vitale, et de leur carte de mutuelle si elles en ont une, ainsi que des clichés des précédentes mammographies, le cas échéant.

4) Résultats et suivi :

Les résultats sont communiqués oralement, puis un compte rendu est imprimé et remis avec les clichés.

Une copie est adressée au médecin traitant ou au gynécologue.

En l’absence d’anomalie détectée : la patiente est invitée à nouveau dans deux ans.

Si une anomalie a été détectée : des examens complémentaires (échographie mammaire, biopsie) sont proposés immédiatement.

3. Particularités pour les femmes à haut risque :

Les femmes présentant des antécédents personnels ou familiaux significatifs (cancer du sein ou de l’ovaire dans la famille, mutations génétiques BRCA1/BRCA2) ou ayant reçu une radiothérapie thoracique avant 30 ans bénéficient d’un dépistage spécifique.

Ce suivi spécifique est recommandé dès l’âge de 20 ans avec des examens cliniques semestriels et une mammographie annuelle dès 30 ans.

4. Taux de participation et enjeux :

– Environ 50 % des femmes éligibles participent au programme national, un chiffre éloigné des recommandations européennes fixées à 70 %. Cependant, une part significative des dépistages est réalisée hors programme organisé (environ 18 % en 2021-2022).

– Des efforts sont déployés pour améliorer l’accès au dépistage, notamment auprès des populations fragiles ou éloignées du système de santé.

En résumé, le dépistage organisé repose sur une approche structurée et gratuite visant à maximiser la détection précoce tout en garantissant une qualité optimale grâce à la double lecture systématique des mammographies.

5. Conclusion :

Le dépistage organisé du cancer du sein en France vise à réduire la mortalité par ce cancer en offrant un dépistage régulier et gratuit aux femmes de 50 à 74 ans, avec des procédures de qualité et une prise en charge complète par l’Assurance maladie.

 

PREDISPOSITIONS GENETIQUES AU CANCER  DU SEIN

Question 1 : Quels sont les deux gènes les plus fréquemment retrouvés ?

Les deux gènes les plus fréquemment associés à une prédisposition génétique au cancer du sein sont BRCA1 et BRCA2.

Ces gènes jouent un rôle crucial dans la réparation des lésions de l’ADN, et des mutations dans ces gènes augmentent considérablement le risque de développer un cancer du sein et/ou de l’ovaire.

Question 2 : A quels autres cancers peuvent-ils être associés ?

Les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 augmentent également le risque de développer d’autres types de cancers :

– BRCA1 : Cancer de l’ovaire, cancer du sein triple négatif, cancer du pancréas.

– BRCA2 : Cancer de l’ovaire, cancer de la prostate, cancer du sein chez l’homme, cancer du pancréas, cancer du côlon, mélanome.

Question 3 : Quelle(s) chirurgie(s) prophylactique(s) peut être proposée(s) avec leurs modalités ?

1) Mastectomie bilatérale prophylactique :

– C’est la mesure la plus efficace de prévention du risque de cancer du sein chez une femme porteuse d’une mutation BRCA1/2.

– Doit être discutée avec une équipe multidisciplinaire (chirurgien, onco-généticien, psychologue). 

– Peut être réalisée avec conservation de l’étui cutané et de la plaque aréolo-mamelonnaire. La reconstruction mammaire immédiate est une option à discuter avec la patiente.

– Réalisée généralement après 30 ans, en fonction des préférences de la patiente et de son histoire familiale.

2) Annexectomie prophylactique (ovariectomie bilatérale) :

– Recommandée pour réduire le risque de cancer de l’ovaire.

– Réduit également le risque de cancer du sein (hormono-dépendants) d’environ 40-50 % chez les femmes porteuses de mutation BRCA1 et jusqu’à 70 % chez les femmes porteuses de mutation BRCA2.

– Recommandée dès l’âge de 40 ans pour les patientes avec mutation BRCA1.

– Recommandée entre 45 et 47 ans pour les patientes avec mutation BRCA2 (peut être retardée jusqu’à 50 ans en l’absence d’antécédent familial de cancer de l’ovaire).

– Peut être réalisée par voie vaginale sans cicatrice apparente.

Ces interventions nécessitent une information complète sur les bénéfices, risques et impacts psychologiques.

Question 4 : Quelle surveillance mammaire faut-il proposer à une patiente mutée ?

Pour une patiente porteuse d’une mutation BRCA1 ou BRCA2, une surveillance spécifique est recommandée (HAS) ; elle comprend :

– A partir de 20 ans : examen clinique des seins tous les 6 mois.

– A partir de 30 ans (jusqu’à 65 ans) : surveillance par imagerie ANNUELLE :

. IRM mammaire (examen de première intention).

. Mammographie (généralement 2 incidences par sein) ± échographie en cas de seins denses.

Les examens doivent être réalisés dans un intervalle n’excédant pas deux mois.

– A partir de 65 ans : le dépistage peut être limité à une mammographie (± échographie) et un examen clinique annuel.

 
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