1. Cas N° 1 :

Patiente présentant une stérilité primaire de 2 ans, ayant un utérus cloisonné (objectivé par l’échographie + HSG).

A l’examen gynécologique : présence de 2 vagins et 2 cols (l’un des 2 vagins est beaucoup plus développé que l’autre).

– Toilette vulvo-vaginale à la bétadine +++ (et non à l’alcool iodé, car on va utiliser le bistouri électrique),

– Cœlioscopie diagnostique dans un 1er temps.

– On confirme que l’utérus est normal de l’extérieur (il s’agit bien d’un utérus cloisonné).

– L’opérateur passe ensuite par voie basse.

– Mise en place de 2 Farabœuf en haut, dans chacun des 2 vagins ; résection de la cloison vaginale au ciseau fort et droit (peu hémorragique).

– Puis on objective les 2 cols côte à côte.

– On introduit ensuite le ciseau dans les 2 orifices… et on coupe ⇒ on reconstitue alors un seul col (qui a l’air tout à fait normal !). 

– Puis on continue en introduisant le ciseau dans chaque hémi-cavité et on réséque la cloison centrale (sous le contrôle de la vue, grâce à la caméra manipulée par l’aide).

– Il existe une petite astuce (à voir sur l’écran de télévision), pour s’assurer en toute sécurité qu’on a atteint le fond utérin : on “devine” le bout des ciseaux à travers le fond tout en leur imprimant des mouvements droite-gauche, que l’on objective sur l’écran.

– La cavité utérine est alors unique. 

– Fin de l’intervention.

– Sonde urinaire à demeure.

2. Cas N° 2 :

Stérilité primaire : Utérus cloisonné : Double col – cloison utérine complète arrivant au tiers supérieur du vagin – morphologie utérine externe normale.

– sous AG,

– toilette vulvo-vaginale à la bétadine +++ (et non à l’alcool iodé, car on va utiliser le bistouri électrique),

– cœlioscopie selon la technique habituelle,

– installation par voie basse : mise en place de 2 écarteurs de Farabœuf en haut (de chaque côté de la cloison), et de la valve à poids en postérieur,

– préhension des 2 cols par une pince de Pozzi sur chaque col,

– grâce au bistouri électrique, on résèque facilement la cloison jusqu’à arriver au bout,

– grâce au ciseau fort et droit, on “coupe” la liaison entre les 2 cols pour n’en créer qu’un seul,

– puis, tout en contrôlant la manœuvre sur l’écran de télévision, on procède à la résection de la cloison endo-utérine au ciseau, qui s’avère légèrement hémorragique,

– le ciseau étant dans l’utérus et les branches écartées, on mobilise chaque branche d’un côté puis de l’autre tout en suivant la manœuvre sur l’écran (l’utérus doit basculer d’un côté puis de l’autre),

– fin de la manœuvre,

– mise en place d’une sonde urinaire à ballonnet en intracavitaire, qu’on laissera 24 heures pour l’hémostase.

– fin d’intervention, sonde urinaire à demeure.

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