C’est la pathologie kystique la plus fréquente de la vulve.

Survient chez les femme en âge d’activité génitale et le plus souvent chez les femmes dans la trentaine.

Typiquement unilatéral et de volume < 5 cm.


Le kyste est dû à une occlusion du canal excréteur de la glande dont l’activité sécrétoire persiste. Cette obstruction est :

– secondaire à une infection localisée ou à un traumatisme ou à une incision d’épisiotomie située trop haut,

– localisée à l’abouchement vestibulaire ou étendue, segmentaire, expliquant l’existence de kystes superficiels et profonds,

– complète et permanente ou partielle et intermittente expliquant les variations de volume parfois constatées.


Cette obturation produit une distension canalaire et non glandulaire :

. En effet, la petite glande de Bartholin profondément enfouie entre les couches superficielle et profonde du diaphragme uro-génital et emprisonnée dans un tissu relativement dense, fibreux et musculaire, ne peut pas augmenter de volume et devenir kystique.

Dans les rares cas d’occlusion du canal à son origine, la sécrétion devient vite confinée dans la petite lumière des acini et la pression qui en résulte atrophie les délicats éléments glandulaires, la glande cessant alors rapidement de fonctionner.

. En revanche, le canal excréteur traverse les tissus périnéaux superficiels, lâches et extensibles ; la glande sécrète et transforme par engorgement le canal en une masse kystique.

En cas d’exérèse, l’examen ANA-PATH montre en effet, que le kyste est tapissé d’un épithélium transitionnel, comme l’est normalement le canal excréteur et retrouve à sa périphérie, un nodule contenant un épithélium cylindrique : la glande elle-même.

 

On peut conclure de la description précédente que le kyste de la glande de Bartholin est un pseudo kyste parce qu’il résulte de l’enkystation (transformation en kyste) du canal excréteur de la glande suite à l’obturation de son orifice externe, donc ce n’est pas une formation kystique se développant initialement au sein de la glande de Bartholin elle-même. 
Le terme exact pour nommer cette pathologie est “Kyste du canal excréteur de la glande de Bartholin”. 

 

Le kyste devient palpable et visible sous forme d’une tuméfaction de la grande lèvre, de 3 à 4 cm, indolore et la peau en regard n’est pas rouge et chaude comme dans l’abcès.

 

Lorsque le contenu de ce pseudo-kyste rétentionnel s’infecte, un abcès secondaire se forme.

L’abcédation survient presque toujours dans l’évolution du kyste et beaucoup de bartholinites sont en fait des surinfections de kystes de la glande négligés.

La cancérisation d’un kyste négligé est également possible, mais exceptionnelle.

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