1. Devant une masse pelvienne purement liquidienne :
– Kyste ovarien fonctionnel :
. Disparaît lors d’un contrôle post-menstruel ou après traitement.
– Structure digestive :
. Petite masse tubulaire, mouvements péristaltiques.
. Artéfacts digestifs à éliminer (eau bue récemment) et contexte d’occlusion à considérer.
. Peut inclure un abcès d’origine appendiculaire ou sigmoïdienne.
– Collection tubaire (hydrosalpinx, pyosalpinx) :
. Masse ovalaire, grand axe antéro-postérieur, pseudo-cloison horizontale due à la plicature de la trompe.
. Identifier si possible l’ovaire homolatéral.
– Kyste du mésovarium, mésosalpinx ou vestiges embryonnaires :
. Indistinguable à l’échographie d’un kyste séreux.
– Ascite localisée :
. Rare, souvent dans un contexte infectieux ou oncologique, facilement reconnue par l’échographie.
– Faux kyste péritonéal :
. Plage anéchogène, dépressible, parfois volumineux, contraste avec une clinique souvent pauvre ou absente, localisation variable dans le pelvis, persistance aux examens répétés.
– Diverticule vésical :
. Masse qui disparaît ou se modifie après la miction.
2. Devant une masse kystique atypique, mixte ou solide :
– Grossesse extra-utérine (GEU) :
. Masse allongée, finement échogène près de l’ovaire, diagnostic difficile si le sac n’est pas visualisé.
Nb : la forme ovarienne de la GEU est rare et souvent confondue avec une grossesse tubaire ou une tumeur de l’ovaire.
– Fibrome utérin :
. Masse solide ou mixte : transformation œdémateuse, parfois confusion avec tumeur ovarienne s’il est sous-séreux pédiculé.
– Segment colique rempli (de matières) :
. Masse éliminée après lavement.
– Adénopathie inflammatoire ou néoplasique :
. Masse (beaucoup plus) latérale, au contact des grands axes vasculaires, contours nets, écho finement échogène et homogène, pas de renforcement postérieur.
– Cancer ovarien hétérogène :
. Certaines formes prennent un aspect mixte à l’échographie.
– Tumeur du bas-fond cæcal à droite ou pseudo-tumeur sigmoïdienne à gauche :
. Masse associée à une pathologie digestive (perforation d’un diverticule, Crohn).
– Rein pelvien dysplasique :
. Masse rénale reconnue par sa structure typique.
3. Devant une masse géante à développement pelvi-abdominal :
– Mégavessie : globe vésical ou vessie neurologique (sclérose en plaque) :
. Masse disparaissant après sondage, absence de vraie vessie visualisable.
– Tumeur géante du mésentère (kystique, mixte, solide) :
. Masse séparée des organes pelviens par les anses digestives.
– Myome géant :
. Origine utérine recherchée par continuité avec le col/vagin.
– Maladie gélatineuse du péritoine :
. Cause très rare de masse géante.


