Le syndrome de Fitz-Hugh-Curtis (ou périhépatite) associe à une infection tubaire, qui passe généralement inaperçue, une périhépatite qui donne un tableau clinique de cholécystite. 

L’ascension des germes (Chlamydia trachomatis ++, gonocoque) via la gouttière pariéto-colique droite jusqu’au foie est responsable de cette périhépatite caractéristique. 

Ce syndrome est retrouvé dans 4 à 10 % des salpingites aiguës, qu’il y ait ou non une douleur de la région hépatique.

 

Le syndrome se traduit par :

– l’apparition brutale d’un syndrome douloureux intense et fébrile de l’hypocondre droit, irradiant à l’épaule droite, au cours d’une infection salpingo-péritonéale,

– évoquant à s’y méprendre : une cholécystite, une crise de colique hépatique,

– correspondant à une périhépatite avec exsudat purulent à la surface convexe du foie et/ou constitution progressive d’adhérences périhépatiques tendues en “cordes de violon” entre la capsule hépatique et le diaphragme

 

La salpingite associée, volontiers subaiguë peut passer au second plan et demeurer méconnue alors qu’elle détermine le pronostic.

 

Echographiquement, la vésicule est normale et l’on peut parfois retrouver un tout petit épanchement autour de la partie basse du foie et plus rarement des pseudocloisons inflammatoires entre le foie et la paroi abdominale.

 

La périhépatite guérit spontanément en quelques jours même sans traitement et la salpingite, au contraire, continue d’évoluer par elle-même avec les séquelles qui lui sont propres.

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