On distingue :

1. Hyperprolactinémies primaires :

Ce sont les prolactinomes  et les hyperprolactinémies primaires idiopathiques :

1) Adénomes hypophysaires à prolactine (prolactinomes) :

Leur présence est quasi-certaine lorsque la PRL est ≥ 150 ng/ml.

Les prolactinomes sont les plus fréquents des adénomes hypophysaires.

Micro et macroprolactinomes sont des entités différentes : le microadénome au cours de son évolution ne semble pas se transformer en macroadénome. Ce dernier est le plus souvent bénin, mais il peut exister des formes invasives avec ou sans signes cellulaires de malignité.

Le diagnostic se fait par l’IRM, plus performante pour la mise en évidence des microadénomes et pour préciser l’extension des macroadénomes ; elle est demandée en première intention en l’absence de contre-indication et lorsqu’elle est disponible ; des coupes frontales et sagittales sont pratiquées avant et après injection de gadolinium ; les séquences T1 sont les plus contributives.

2) Hyperprolactinémies idiopathiques :

Elles sont définies par l’association d’une hyperprolactinémie dépassant rarement 100 ng/ml, peu ou pas stimulable et ne s’accompagnant pas d’anomalie morphologique de la selle turcique.

L’absence de microadénome au scanner, la baisse de la PRL sous valproate de sodium qui élève le tonus GABA-ergique central (contrairement à ce qui est observé au cours des adénomes), sont des arguments en faveur de l’individualité de cette étiologie.

2. Hyperprolactinémies secondaires :

1) Médicaments hyperprolactinémiants (antagonistes de la dopamine) : Antidopaminergiques

2) Hypothalamiques :

a) Tumorales :

– craniopharyngiomes,

– germinomes,

– gliomes du chiasma,

– hamartomes,

– kystes,

– métastases,

b) Non tumorales :

– maladies granulomateuses (sarcoïdose, tuberculose, histiocytose X).

3) Hypophysaires :

a) Causes tumorales : tumeurs non sécrétantes et sécrétantes (non prolactiniques) de l’hypophyse :

– adénomes (avec compression de la tige pituitaire) :

. somatotrope (acromégalie),

. corticotrope (maladie de Cushing),

. gonadotrope,

. thyréotrope (tumeur à TSH)

– tumeurs (métastases, méningiomes, germinome intrasellaire).

b) Causes non tumorales :

– section de la tige pituitaire,

– syndrome de la selle turcique vide,

– maladies granulomateuses (sarcoïdose, tuberculose).

L’hyperprolactinémie peut être la conséquence d’un trouble de la conduction dopaminergique d’origine mécanique ou d’une inhibition de la libération de la dopamine en relation avec la présence excessive d’opioïdes endogènes.

4) Secondaires à une pathologie (endocrinienne, métabolique ou autre) :

– SOPK,

– hypothyroïdie,

– anorexie mentale,

– insuffisance rénale et hépatique,

– syndrome paranéoplasique,

– cirrhose,

– épilepsie.

Elles sont réversibles par le traitement de la pathologie initiale.

5) Causes physiologiques :

– stress (physique, psychique),

– jeunes femmes ayant une activité physique intense,

– activité sexuelle,

– stimulation du mamelon,

– prise de nourriture,

– sommeil,

– hypoglycémie,

– et bien sûr les circonstances physiologiques suivantes :

. grossesse,

. allaitement,

. post-partum jusqu’au jour 7 sans allaitement.

  • Prolactine
  • Hyperprolactinémie
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