Une dysfonction endocrinienne provient d’un excès ou d’un déficit hormonal confirmé par un dosage quantitatif, ou encore résulte d’une sensibilité excessive ou insuffisante à l’action d’une hormone dont le diagnostic se fera par des tests dynamiques de stimulation ou de suppression. 

Pour que ces dosages hormonaux aient une certaine valeur, il faut plusieurs conditions :

– Ils doivent porter sur des prélèvements sanguins, qui malgré leurs imperfections, ont largement supplantés les dosages urinaires.

– Ils doivent être pratiqués par un laboratoire très spécialisé.

– Ces dosages doivent être très souvent répétés : en effet, ils constituent un instantané de l’état hormonal à un moment donné. Or l’état hormonal de la femme varie d’un jour à l’autre en fonction du cycle menstruel et peut également être influencé par l’état nutritionnel et métabolique, une activité physique intense, l’état psychique et émotionnel (stress…).

Se fonder sur un seul dosage statique pour apprécier l’état hormonal expose à des interprétations erronées et peut entraîner de lourdes conséquences.

– Enfin, ces dosages doivent être lus par un gynécologue averti qui les appréciera en fonction de la clinique et de leur date dans le cycle.

Conclusion :

Les dosages hormonaux sont particulièrement précieux dans l’étude étiologique d’une aménorrhée, d’une stérilité, d’un dysfonctionnement ovarien ou pour diagnostiquer une grossesse dans certaines circonstances. 

Ils présentent un intérêt certain s’ils sont prescrits à bon escient, couplés à un interrogatoire et un examen clinique minutieux.